C’est désormais officiel. Vendredi 5 juin 2026, au Novotel Hôtel Plateau d’Abidjan, la Conférence des Producteurs Audiovisuels de Côte d’Ivoire (CPACI) a tiré le rideau sur la 7ᵉ édition de la Nuit Ivoirienne du Septième Art et de l’Audiovisuel (NISA 7). Et parmi les annonces qui ont le plus fait réagir dans la salle figurait l’entrée en compétition des séries d’animation. Une première dans l’histoire de l’événement, saluée comme une reconnaissance longtemps attendue par tout un pan de l’industrie créative africaine.
Un secteur qui attendait son heure
Depuis des années, les animateurs et studios de production du continent se battent pour imposer leurs œuvres dans les grands circuits de diffusion et de valorisation. Des talents ivoiriens, sénégalais, camerounais ou nigérians produisent des séries d’animation de plus en plus abouties, avec des histoires africaines, des personnages africains, dans des langues africaines. Pourtant, ces créations peinaient à trouver leur place dans les cérémonies de récompenses continentales.
Avec la NISA 7, c’est chose faite. La Meilleure série d’animation figure désormais au palmarès officiel, aux côtés de deux autres nouvelles catégories que sont la Meilleure série sitcom et le Meilleur court métrage thématique.
Sept ans de croissance, une légitimité conquise
Pour mesurer le poids de cette décision, il faut rappeler le chemin parcouru. Née en 2019 à l’Espace Latrille Events avec le sacre du film Invisibles du réalisateur Alex Ogou devant près de 700 spectateurs, la NISA a grandi à une vitesse remarquable. Sept éditions plus tard, le bilan donne le vertige : 369 films en compétition, 120 lauréats récompensés et plus de 5 000 festivaliers réunis au fil des années.
C’est cette légitimité construite sur la durée qui donne tout son poids à l’intégration de l’animation dans la compétition. Plus qu’un geste symbolique, c’est la confirmation que la NISA est devenue une plateforme suffisamment solide pour porter de nouveaux secteurs et leur offrir la visibilité qu’ils méritent.
Des candidatures ouvertes à tout le continent
Autre nouveauté de taille annoncée lors du lancement, les inscriptions désormais entièrement numériques. Peu importe sa localisation, n’importe quel réalisateur ou producteur peut soumettre son œuvre depuis son pays, sans contrainte géographique.
Pour les studios d’animation africains, le message est limpide : plus aucune barrière ne justifie l’absence. La compétition est ouverte, accessible et gratuite. Il ne reste plus qu’à soumettre.
Une édition tournée vers la professionnalisation
Placée sous le thème « Cinéma et audiovisuel africain : quelles stratégies de professionnalisation pour une industrie plus compétitive ? », la NISA 7 ne se contente pas de récompenser. Elle structure, elle fédère et elle fait avancer toute une industrie. L’intégration de l’animation dans ce grand chantier n’en prend que plus de sens.
La date de la cérémonie marquant cette 7e édition est fixée au 7 novembre prochain au Sofitel hôtel. D’ici là, animateurs, réalisateurs et producteurs ont jusqu’au 31 juillet pour soumettre leurs œuvres sur www.nisa.ci.